Le droit de superficie sépare la propriété du sol de celle du bâtiment qui y est érigé. Le titulaire du droit utilise le terrain d'autrui pour une durée déterminée, généralement 75 à 99 ans, en contrepartie d'une redevance annuelle représentant habituellement un à quatre pourcent de la valeur foncière. À l'expiration du droit, le bâtiment revient au propriétaire foncier moyennant indemnité. Le droit de superficie est inscrit au registre foncier, peut être hypothéqué et est transmissible par héritage. Il permet la construction de logements sans acquisition du terrain et est souvent accordé par des communes, des églises ou des fondations pour limiter la spéculation foncière.